LA LANGUE GRECQUE a plus de 3 000 ans et a évolué comme toutes les langues. Mais le grec moderne est resté étonnamment proche de grec antique. Ce langage a façonné la pensée des plus grands philosophes et auteurs de la civilisation occidentale. La logique intrinsèque de la langue grecque semble être ce qui a permis sa conservation. Comme beaucoup d’habitants de pays dont la langue est peu enseignée, les Grecs maîtrisent au moins une ou deux langues étrangères. Parmi les jeunes, il est presque considéré comme honteux de ne pas parler anglais, qui vient au sommet de la liste des langues étrangères parlées. Mais la maîtrise de l’anglais n’est pas limitée aux plus jeunes: une grande partie de la population âgée parle aussi cette langue ou Français, qui est souvent parfaite.

KALIMERA (Bonjour) ne devrait pas aller au-delà de midi (messimeri qui commence à 13H et se termine à 17h30, y compris le déjeuner et la sieste)

KALISPERA (Bonsoir) souhaite de 17h30 à 18H en prévision de la soirée

KALINICKTA (Bonne nuit) souhaite quitter la soirée en prévision de s’endormir, mais pas la nuit

YIA SOU
Vous serez récompensé presque partout avec un SAS ya pour vous accueillir et dire au revoir. Si vous vous engagez dans une conversation avec un grec, celui-ci peut vous laisser sur un penny plus familier, mais aussi plus convivial. Revenant le lendemain au même endroit, la même personne finira par prononcer un ya simple, encore plus familier, encore plus amical. Cette façon de saluer est très pratique.

YAMAS se traduit par «à notre santé»
ya (en fait la santé) sou est le vous en grec et SAS la formule de politesse en vous, Mas est la traduction de nous: Yamas a notre santé

OCHI = non
Ochi signifie non en grec, mais il est plus sûrement le sourcil que nous vous répondrons. Cette réponse Sibyllins, quelque peu expéditive, n’est pas nécessairement typique des îles du Dodécanèse, mais est plus répandue dans toute la Grèce. Traduction: vous trouverez souvent, à Athènes comme dans les îles, que les Grecs répondent “non” avec un sourcil légèrement surélevé. La réponse est souvent accompagnée d’un clin d’œil très léger au haut subtil.

NAI = Oui

ENDAXI = tout est bien

RHONIA POLA: vit depuis de nombreuses années (à dire pour toutes les célébrations)

 

ECRIRE EN GREC

L’alphabet grec ne contient que 24 lettres, mais beaucoup de diphtongues et de declinaisons font de l’écriture grecque un peu complexe à lire. Aussi les noms de lieux qui apparaissent dans ce guide sont parfois transcrits différemment ailleurs. Donc, Hora peut être écrit Chora. Tout comme Emborios apparaît parfois comme Emporios même Nimborio ou Nimborios. Alors ne vous inquiétez pas si l’endroit que vous recherchez n’est pas orthographié le même partout. Il est encore assez simple et il est surtout joué à une lettre.

NOTRE PETIT LEXIQUE GREC

ORIGINE

Elle est déja écrite depuis l’époque mycénienne (1.400 ans av.J.C.). Sur beaucoup de diverses locations dans toute la Grèce, des plaques d’argile ont été trouvées sur lesquelles on enregistrait surtout des comptes en utilisant le syllabaire du linéaire B, le grec archaϊque. (photo plus bas à gauche). Mais ce n’est qu’au 6e sc av J.C. que les premières oeuvres littéraires apparaissent écrites avec l’alphabet qu’ont adopté les Grecs du peuple phénicien, la plus ancienne population marine qui se trouvait au Liban d’aujourd’hui. Cet alphabet qu’on peut dire du grec ancien faisait l’économie de la parole et on arrivait à mieux s’exprimer puisqu’on notait chaque son. L’alphabet latin des langues occidentales contemporaines et l’alphabet cyrillique des pays de l’est européen trouvent leurs racines dans l’alphabet grec (voir plus bas à droite). Les oeuvres qui ont été écrites à partir du 6e sc. av.J.C. jusqu’à aujourd’hui consiste en ce qu’on appelle les “Lettres grecques”.

 

LE DEVELOPPEMENT DE LA LANGUE GRECQUE

La langue grecque s’est excellemment développée pendant la période classique (5e et 4e sc av.J.C.). Cet essor signifie “lexique plus riche et plus spécialisé” suivi d’événements historiques déterminants (la campagne d’Alexandre le Grand, les Etats hellénistiques). La langue grecque a donc pu s’étendre presque dans toute la méditerranée et elle est devenue la langue des lettres autrement dit la “Koiné hellénistique”. Et puisque la langue grecque pouvait exprimer des sens très fins et des situations très particulières de la pensée et de la science, elle a continué d’etre utilisée meme après l’invasion des Romains dans tout l’est de l’Europe et au Moyen-Orient.

LA GRECE CLASSIQUE

Du 6e au 4e sc.av.J.C., les Lettres grecques fleurissent. Les épopées poétiques d’HOMERE (du 8e sc av.J.C. avec l’Iliade et l’Odyssée, photo plus bas), la poésie lyrique d’Alcée de Mytilène (du 7e sc av.J.C.) et de Sappho de Lesbos, les tragédies d‘Eschyle de Sophocle et d’Euripide, les oeuvres des historiens d’HERODOTE, de THYCIDIDE et de XENOPHON, les discours philosophiques de PLATON et d’ARISTOTE, l’art rhétorique de Lysias, d’Isocrate et de Démosthène ne sont qu’une partie de la création spirituelle en langue grecque pendant l’époque classique.

 

INFLUENCE SUR l’OCCIDENT

La production spirituelle de l’époque hellénistique et de l’époque romaine avec la philosophie des Stoïciens et des Epicuriens, la Nouvelle Comédie, les oeuvres de Plutarque et de Polybe, les oeuvres de Pausanias etc, la traduction de l’Ancien et du Nouveau Testament sont considérées comme héritage commun au sein du monde occidental d’aujourd’hui.

LES LETTRES GRECQUES AVEC LE CHRISTIANISME

 Quand l’empire romain s’est divisé (la partie orientale et la partie occidentale), le Christianisme s’est répandu dans la Nouvelle Rome orientale. La langue la plus répandue était le grec. Cette langue a continué d’etre la langue de la création spirituelle en Orient. Le grec exprimait notamment la rhétorique ecclésiastique. Basile de Césarée (photos plus bas) et Jean Chrysostome sont deux des nombreux écrivains qui ont utilisé l’héritage des rhétoriens afin de soutenir la nouvelle foi et ils ont créé de fines oeuvres de la parole. Il y eu cependant, un peu plus tard, des usages de la langue plus lyriques dans l’hymnographie religieuse et dévote. On pense tout de suite à Romain le Mélode.

 

AU MOYEN AGE

Au fur et a mesure que les siècles passent, depuis l’époque hellenistique avec la koiné, l’empire romain oriental ou Byzance forge une culture avec la foi chrétienne orthodoxe et la langue grecque change, aussi bien en termes de lexique et de syntaxe. Dès le 10e sc après J.C., on trouve des oeuvres littéraires dans cette nouvelle langue grecque, le Grec Moderne. Le poème épique de Digénis Akritas (photo plus bas à gauche) et les chansons populaires akritiques, les poèmes Prodromiques, la Chronique de Morée mais aussi la Chronique de Léonce Machairas sont les oeuvres les plus importantes de cette époque. Quoi qu’il en soit, les aventures politiques qui ont conduite à la chute de l’Empire Byzantin par les Turcs en 1453 ne signifie pas rupture de la tradition culturelle.

 

LES CHANSONS DEMOTIQUES

En effet, il y a deux courants linguistiques. D’un coté, on a une production orale dans une langue qui rappelle le grec ancien et qui présente diverses oeuvres d’un contenu religieux mais aussi cosmique. D’un autre coté, on a une création littéraire en langue populaire qui couvre les besoins d’un peuple qui n’a pas d’indépendance politique mais de la cohésion. Ainsi, à part les merveilleuses oeuvres de la littérature orale qui sont les chansons démotiques, (chansons du peuple qui passent de génération en génération), on écrit aussi des textes importants en langue grec moderne, qui constitue la suite mais aussi l’évolution, comme je l’ai dit, du grec ancien. On pense aux oeuvres crétoises Erotokritos (photo plus bas à droite) , Erophile, Katzourbos, le Sacrifice d’Abraam etc.

 

AU 18° SIECLE

Un intense mouvement spirituel autrement dit la renaissance du grec-moderne tonifie la conscience nationale des Grecs. Parallèlement, la création littéraire croit. La révolution de 1821, laquelle a donné une force politique au nouvel Etat grec, est liée a une explosion de la poésie grecque. Je pense aux grandes oeuvres d’Andreas Calvos et de Dionysios Solomos qui glorifie la révolution. Voilà le début de la littérature de la jeune Grèce en tant qu’ Etat.

 

LE DIMOTIKI AU 19° SIECLE

A la fin du 19e sc. avec le grand poète Kostis Palamas, la langue démotique, autrement dit la forme évoluée du grec qui est la langue du peuple, est désormais travaillé en poésie mais aussi en prose. Je pense à Kostis Palamas, à K.Chatzopoulos, à K.Theotokis, à Κ.Varnalis mais aussi à mes auteurs préférés à Angelos Sikelianos (photo plus bas à droite), à Kostas Karyotakis et à Nikos Kazantzakis etc. Ceci dit, parallèlement, apparaissent, en Grèce, les oeuvres d’Emmanuel Roïdis, de Georges Vizyinos et de mon bien-aimé Alexandre Papadiamantis (photo plus bas à gauche) mais aussi, hors frontière du nouvel Etat grec, à Alexandrie en Egypte, la fameuse poésie de Constantin Cavafy. Ces derniers auteurs adoptent une forme linguistique plus près du grec ancien qu’on appelle katharevoussa ou grec purifié.

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