Dans l’ancien hôpital psychiatrique de l’ile , les ONG ont déployé un hot-spot pour venir en assistance aux migrants qui traversent la Mer Egée depuis la Turquie. Certains sont là depuis à présent près de trois ans.

Cela a donné du travail sur l’ile, mais l’année 2016 aura laissé des traces sur fond d’immigration clandestine et de crise économique intense. Sans aucune aide internationale.

C’était un situation ubuesque où on lisait dans la presse occidentale des grandes phrases , des condamnations , des “y Ka , il faut Kon” et tous les matins c’étaient des files ininterrompues de personnes qui avaient débarquées dans la nuit qui se déplaçaient vers le poste de police pour déclarer leurs présences et se faire enregistrer. Ensuite sous la chaleur ils allaient au port pour tenter de prendre le ferry pour Athènes mais étaient refoulés.

Bien sur, nous n’aurions pas compris la situation si nous ne nous étions pas rendus compte par nous-mêmes que ces syriens essentiellement n’étaient pas les terroristes ( même si quelques uns transitèrent par LEROS) mais souvent des classes aisées qui n’avaient pas d’autres choix que de quitter leurs pays pour cause d’exaction. A Leros, empêchés de quitter l’ile ils fuirent cantonnés dans l’ancien hôpital psychiatrique de l’ile ( de sinistre réputation) par le déploiement d’un camp par les ONG.

Dorénavant la situation est parfois tendue avec la Turquie avec une omniprésence des bateaux des garde-cotes qui patrouillent et parfois ramènent encore des migrants. A l’été 2018 sur l’ile de Kos il arrivait chaque semaine environ 600 personnes et les relations sont électriques.

Les relations sont bonnes entre les habitants et les migrants même si ceux-ci ne se déplacent pas trop dans l’ile. Souvent ils se contentent d’aller du Temenia jusqu’a LAKKI.

 

ARTICLE DU MONDE

En 2019 , le camp commence à présenter des vraies difficultés sur l’ile et pas celles que l’on pourrait croire !!!

D’un côté économique, le camp de migrants est une bouffée d’oxygène pour l’ile qui exploite bien le filon , et d’autres part une partie de la population rejette cette exploitation.

La marché pour la fourniture de la nourriture aux migrants à donner lieu pendant l’été à une furieuse bataille pour l’obtention . C’est le chef de l’armée qui décide de cette manne de près de 3 millions d’euros par an. Il y a aussi tous les prestataires qui interviennent pour les travaux , le nettoyage , etc…

Le parking bondé des voitures de lériotes intervenant sur le site laisse à penser que le camp emploie de nombreuses personnes comme au bon vieux temps de l’hôpital psychiatrique de LEROS. les mauvaises langues disent que l’on ne travaille guère dans le camp pour un salaire somme toute modeste mais en rapport avec la Grèce de 2019 : 600 euros !!

Il y a également une flambée des prix sur les hébergements : de nombreux hôtels hébergent à l’année des policiers , des militaires aux frais de l’état assurant de confortables revenus tout au long de l’année.Vous verrez ainsi le bus de la police faire le ramassage des effectifs vers les hôtels les soirs et les matins.

Evidemment une population d’environ 2500 personnes supplémentaires avec des coutumes différentes n’est pas sans créer quelques tensions notamment autour des symboles de religion . Mais ces 2500 personnes reçoivent chaque mois 300 euros qui sont dépensés sur l’ile et vous percevrez que c’est une manne que les commerçants de LAKKI et de XEROCAMPOS ne dédaignent pas.

Pour d’évident problème de papier , il n’était évidemment pas possible pour ces migrants de travailler . D’autant plus que le nouveau gouvernement de Konstantin MITSOTAKIS , le nouveau premier ministre élu en 2019 a durci les règles. pourtant cet été dans le backstage de certains restaurants , on ne s’est pas géné pour “embaucher” cette nouvelle main d’œuvre

En Novembre 2019 , la crise des migrants qui passent de TURQUIE en GRECE fait l’objet de nouvelles mesures de la part du gouvernement de Konstantin MITSOTAKIS [voir l’article du journal LE MONDE]

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