COMMUNICATION

Les grecs adorent parler même s’ils n’ont pas toujours grand chose à se dire. Les cancans locaux sont souvent les plus répandus. Et la volta dans les iles consistant à faire un tour dans un secteur de l’ile pour voir et surtout également être vus . Cela alimente sans cesse ces discussions.
La tradition grecque veut que l’on se souhaite absolument tout et cela commence par les 1° de tout le calendrier : Kali Deftera ( bon lundi en début de semaine ) Kalo vrai , mesimeri ,( pour le soir et l’après-midi) ; Kalo mina pour le début du mois etc, etc… et toujours avec le sourire.
Les grecs souhaitent également les saisons : à partir du 15 Aout on souhaite Kalo Shimonas ( bon hiver ) et bien sur Kalo LKalokeri pour bon été . les saisons intermédiaires n’ont pas grand succès…

SOCIOLOGIE

La famille constitue la cellule de base de la société grecque. Elle centralise un important réseau de solidarité qui comble entre autres une insuffisance de prise en charge sociale. Le chef de famille est en effet garant de la sécurité familiale. Plusieurs générations vivent ainsi sous le même toit. Les maisons de retraite sont vides. Le village d’origine canalise un fort attachement. Il n’est pas rare d’assister à un retour massif des «émigrés» nationaux et internationaux au moment des fêtes. Le réseau de parenté reste fort et contribue à entretenir une solidarité élargie. Notamment à KARPATHOS.
Les entreprises familiales sont nombreuses, vous remarquerez nettement cette tendance dans les activités touristiques. La cellule familiale traditionnelle reste indétrônable et le mariage homosexul n’est pas d’actualité en Grèce. Il n’y a pas non plus d’union civile ouverte aux couples de même sexe. Un cabinet restreint, présidé par un ancien ministre Costas Caramanlis, a approuvé en 2009 un projet de loi du ministère de la Justice portant sur la cohabitation des couples. Ce “pacte de vie commune” ne saurait s’apparenter à une forme de PACS grec. Il n’est en aucun cas question d’une union civile.
En 2013, la Cour européenne des Droits «de l’Homme condamne la Grèce pour violation des droits de l’homme: la Grèce doit ouvrir l’union civile aux couples homosexuels. Cette condamnation relance le débat dans la société. Les partis politiques au pouvoir se voient obligés de penser une évolution dans ce sens. Pour l’heure, aucune avancée n’est cependant à signaler.
A leur retraite, les Grecs restent souvent habiter près de leurs enfants afin de leur venir en aide avec les enfants et les repas. S’ils en ont la possibilité et les moyens, ils retournent vers leur île ou leur région natale. Les retraités ne voyagent pas à travers l’Europe mais préfèrent se tourner vers leur foyer et les tâches ménagères. Les hommes retrouvent leurs amis de toujours au kafenion du quartier pour jouer aux cartes, partager un mezzé tout en sirotant un ouzo. Le dimanche, la taverne réunit les familles et les amis autour d’une table.
Lorsque la vieillesse s’installe, l’aïeul est à son tour pris en charge par ses enfants qui l’aideront à se nourrir, à se vêtir, à faire ses courses. Les filles et belles-filles deviennent de véritables garde-malades lorsque le parent est hospitalisé ou alité car les services sociaux sont défaillants. Les maisons de retraite sont inexistantes. D’ailleurs l’idée de «se débarrasser» ainsi de son parent est inacceptable dans la tête de beaucoup de Grecs.

MESIMERI

La période débute a 13H et finit à 17h30 en englobant le déjeuner et la sieste. le bruit , les appels téléphoniques sont mal venus comme vous l’aurez compris.
Le diner du soir à la grecque est plutot aux alentours de 22 heures ( chaleur oblige)
La volta ( venue de l’italien faire le tour) est une spécialité petiote. Ne soyez pas étonnés de voir plusieurs la meme personnes sur l’ile à peu de temps d’intervalle. La volta consiste à fair elle tour de l’ile dans tous ses recoins pour voir ce qu’il s’y passe !!!
A DYO LISKARIAS comme c’est la bout du monde le parking est une zone de demi-tour !!!
Pour une fête ne vous presentez pas avec 23 heures vous vous retrouveriez seuls.

SOLIDARITE

Le système de solidarité collective permet à ceux qui n’ont pas de travail fixe de gagner leur vie par des petits boulots ou des services rendus. Le travail non déclaré est encore répandu, notamment dans le tourisme, et occupe une grosse part de la population. Ainsi, la misère et le dénuement sont discrets dans le pays et les gens qui tendent la main dans la rue sont souvent des Tsiganes, des immigrés qui ne bénéficient pas du tissu social d’entraide. Au-delà de la crise actuelle, trouver du travail en GRECE est assez difficile lorsqu’on n’a pas de relations : cooptation et piston sont encore monnaie courante, même si des réformes pour lutter contre cette forme de népotisme sont régulièrement mises en place. Dans le secteur public, avant la crise et pendant des années, les gouvernants avaient l’habitude de placer à tour de bras leurs familles et amis.
Il n’y a que très peu d’associations sociales en Grèce , ce sont principalement les popes qui jouent la role de solidarité. Ils collectent certains héritages et permettent ainsi de venir au secours des plus démunis. Leurs présences auprès des familles est très importantes , ils connaissent chacun de leurs fidèles et leurs rendent régulièrement visite.

LES FEMMES DANS LA SOCIETE GRECQUE

La femme, comme dans de nombreux pays méditerranéens, son image à l’étranger est souvent liée à celle d’un machisme qui frise la caricature.En réalité, les femmes grecques bénéficient d’un mode de vie moderne, malgré des différences entre générations, entre milieu rural et milieu urbain, qui peuvent constituer des facteurs de frein à l’émancipation totale de la femme.
Contrairement aux idées reçues ce sont souvent les femmes qui tiennent le cap dans la société grecque avec souvent des tempéraments très forts et très subtiles.
Même si le but sacré, aux yeux de l’Eglise orthodoxe, reste d’être mariée et d’avoir des enfants, et des garçons qu’on gâtera… Et attention, dans les petites îles, ne vous frottez pas aux jeunes filles de trop près sans avoir l’accord préalable de son frère, père, cousin, oncle, etc.
En Grèce antique, à Athènes, la femme est la plus éloignée : contrairement aux métèques et aux esclaves, elle ne peut pas devenir citoyenne. Elle a un double rôle (épouse et maîtresse de maison) mais, quelle que soit sa position sociale, elle reste avant tout soumise à l’homme qui peut avoir légalement une vie homosexuelle ou avoir une concubine. A Sparte la femme est asservie à l’État et, son but premier, est de reproduire des soldats vigoureux et disciplinés. Elle a donc la seule possibilité de faire du sport.
A l’époque hellenistique, la femme devient citoyenne et peut prendre quelque peu part à la vie politique. Elle s’occupe des affaires financieres de sa famille mais seulement si elle est de souche aristocratique. Elle peut participer à la vie publique. Elle est un peu plus instruite dans la haute classe sociale et elle a plus confiance en elle.
Αu moyen-age des empereurs byzantins, c’est l’ère de 1.000 ans de supériorité masculine et de chrétienté qui abaissèrent la femme. La femme est subalterne. Elle n’apparait pas publiquement et consacre son temps tout au plus aux oeuvres de charité et de soins (hopitaux). Elle était peu éduquée, sauf si elle appartenait à la haute classe sociale. On pouvait la marier à 12 ans en mariage convenu et le but de ce dernier était la “reproduction”.
La femme grecque du 18e et 19e siècle. Elle ne pouvait etre salariée. Elle était femme au foyer et son role était de gérer l’économie domestique en vue de satisfaire les besoins de la famille. Dans le monde capitaliste, la femme de famille démunie n’était pas éduquée et si besoin, elle faisait les travaux les plus durs ! Le père d’une fille devait offrir une dotte alléchante s’il voulait voir sa fille se marier.  Dans la haute classe sociale, les pères voyaient au contraire leurs filles comme de petits trésors à protéger.
La femme grecque du 20e siècle. Après la première guerre mondiale, elle ne peut devenir que maitresse d’école. Après la 2e guerre mondiale, en 1946, elle se bat pour obtenir le droit de vote qu’elle n’obtiendra qu’en 1952. En Grèce, la vie traditionnelle méditerranéene grecque ne permet pas aux femmes de travailler mais les familles les plus défavorisées laissent leurs filles travailler en usine ou dans les champs toute la journée !  Les femmes sont éduquées après la seconde guerre mondiale jusqu’à 12 ans. Dans les années 60, 70 et 80, les filles sont défavorisées par rapport a leurs frères. Elles n’ont pas de droit de sortir sans eux. Elles s’attachent à faire des études pour devenir maitresses d’école ou professeurs. Une place dans le secteur publique est bienvenue.
Ce n’est qu’après la dictature de 1967-1974 que les femmes sont emancipées. Elles deviennent salariées et cherchent une parité (qu’elle ne trouveront jamais). Elle essaie de monter au pouvoir mais elle ne trouve qu’un plafond de verre transparent. Aujourd’hui, l’image de la femme a beaucoup changé. Elle prend les caractéristiques d’une image féminine de l’occident. Elle devient député. Vassiliki Thanou Christophilou devient premier ministre en 2015 ne serait-ce que pour quelques mois. (photo plus bas a droite).
 La femme colonne de la famille grecque. La société grecque a, depuis le 20e sc, consideré la femme d’une autre manière. La femme a montré qu’elle pouvait tout faire : travailler à l’exterieur comme à l’ “intérieur”. Elle devient la colonne de la maison. Elle sait gérer la vie de sa famille toute entière. En Grèce, on ne parle pas du patriarcat à la francaise. La femme en Grèce est respectée et a toujours droit à la parole. Elle est toujours la plus raisonnable de la maisonnée. Elle est la conscience de la famille qu’elle doit garder sur le bon et droit chemin.

LE KOMBOLOÏ

En Grèce, vous avez surement vu des Grecs d’un certain âge égrener une sorte de chapelet de grosses perles. C’est un komboloï mais d’usage purement laïque. Il fut glorieux au 19éme et 20éme. Mais quelle est l’utilisation du komboloï en Grèce ? Déguisé en chapelet, le komboloï fait état de sa dualité et nous invite à nous plonger dans la détente, la délectation et la volupté propres à l’Age d’Or.
Le noeud (-kombos) et la parole (-loï) s’entremêlent avec les perles d’ambre ou de verre ou de bois qui glissent sur les doigts masculins de la même souplesse que la peau d’albâtre procure à son toucher, en renforçant ainsi la virilité .
Assis au KAFENEIO, les jambes écartées, les hommes prennent du plaisir à enfiler des perles et à faire tourner nonchalament le komboloï dans les deux sens jusqu’à ce que les boules soient englouties par le creux de la main tout en se riant des canons religieux.
Car le peuple grec n’est pas censé être un peuple de soumission, de misère et de dévotion. Le komboloï célèbre l’esprit de fête, la relaxation et la paresse nostalgique. Accompagné de café grec, les plaisirs sensoriels  touchent au summun et les hommes deviennent plus liberés que jamais.
Hors de question qu’une femme tienne à la main un komboloï. Elle risque d’être qualifiée de matrone, et non pas d’égale de l’homme. Toutefois, les femmes grecques, étant les frondeuses par excellence, s’approprient cet objet phallocratique qui orne leur cou nu et leur poignet fin et parfumé.
N’oublions pas également  qu’en tant que rival digne de la cigarette, le komboloï occupe avec virtuosité les doigts des ex-fumeurs et les induit à secouer définitivement le joug d’une habitude invétérée et à jeter les fondements d’une vie épurée.
Il advient que ce petit “démon “ a apparu pour s’introniser  dans la mentalité grecque moderne, avide de frivolité et de ludisme.

CE QU’IL VAUT MIEUX EVITER DE FAIRE

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